Kourou, le 3 Novembre 2008
Maroni soit qui bien y pense
Salut à tous,
En ce Dimanche 02 Novembre 2008, les vacances de Toussaint se terminent.
Et ben, c’est pas trop tôt, car il est temps que je retourne au travail pour me reposer sérieusement.
Le programme des vacances fut dense, très dense :
– 5 jours de remontée du Maroni
– 6 jours de ballade avec G. (mon frère), G. (sa dame) et leurs 2 nains A. et E. (la p’tite dernière A. étant restée à Paris).
Avec tout cela, je connais bien mieux mon hamac que mon lit.
Mais j’entends certains d’entre vous se demander : « mais qu’est ce que ce Maroni ? »
Pour les fainéants de l’atlas géographique, je rappelle donc qu’il s’agit du + long fleuve de Guyane (550km), qu’il fait aussi frontière avec le Surinam et qu’il s’agit de la seule voie de communication vers l’intérieur du pays.
Nous voici donc embarqués tous les 5 dans une pirogue (avec guide-cuistot, motoriste, takariste, mais aussi copains) pour 5 jours superbes faits de rapides, sauts labyrinthiques, plages de sable fin et apéro (matin, mid hic et soir), rencontres avec le peuple du fleuve, noirs marrons et amérindiens.
Mais j’entends certains d’entre vous se demander : « mais qu’est ce que ce « Takariste ? »
Pour les fainéants de Wikipedia, je rappelle donc qu’il s’agit du copilote situé à l’avant de la pirogue chargé de sonder la profondeur du fleuve avec son takari (perche en bois) et d’éviter bois flottant et autre incongruité rocheuse.
Que du bonheur! même les ronflements de nos colocataires de carbets ne pourront parvenir à nous faire regretter 2mn nos doux lits climatisés.
Mais j’entends certains d’entre vous se demander : « mais qu’est ce que ce carbet ? »
Pour les fainéants du dictionnaire, je rappelle donc qu’il s’agit des « maisons » sur les bords des fleuves sans murs et parfois sans plancher avec juste des crochets pour y accrocher le hamac et un toit pour protéger des douches équatoriales.
Ci-dessous un extrait de quelques photos de notre équipée sauvage.
Boug envisage de monter son camp pour touriste en banlieue d’Apatou
– Pourquoi en banlieue ? lui avons-nous demandé.
– et ben, c’est qu’à Apatou, il y a bien trop de monde!!
Je crois bien que notre ainé est complètement guyanisé : il s’est renseigné pour faire des stages de guide en forêt.Quant à ceux qui se demande où est ce Apatou, ben i zon k attraper une 4!!
Bon, je charge mon oreiller dans ma sacoche et je pars au Centre Spatial faire une réunion en tête à tête avec moi même (merci M)
Bises à tous et si vous êtes bien sages, je vous enverrai peut être des photos de notre second périple avec la famille de mon frère.
Et n’oubliez pas, pour chaque réponse reçue en Guyane, nous promettons, si, si nous promettons!
Signé : Trip, Trotte et les 3 gars











